Surveillance de l’environnement

En 2011, le Directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a choisi de concentrer les efforts du Département des sciences et applications nucléaires sur la promotion des techniques nucléaires au profit de la gestion durable des ressources en eau. M. Yukiya Amano entendait ainsi renforcer les partenariats afin de montrer les bénéfices de l’hydrologie isotopique dans la gestion des ressources aquifères.

En 2013, l’accent a de nouveau été mis sur l’environnement : le forum scientifique organisé en marge de la 57ème conférence a été consacré aux apports des applications nucléaires pour faire face aux menaces qui pèsent sur nos océans.

Les laboratoires de l’environnement de l’AIEA

Grâce à ses quatre grands laboratoires, le Département des sciences et des applications nucléaires de l’AIEA contribue à la promotion des techniques nucléaires et isotopiques pour une meilleure compréhension de la radioactivité marine et terrestre.

Le laboratoire de recherche sur l’environnement marin de Monaco consacre ses études sur les polluants non nucléaires et les bio-marqueurs lipidiques et contribue à des programmes de surveillance du milieu marin, en collaboration étroite avec les laboratoires régionaux. A ce titre, le laboratoire fournit des analyses de contrôle de qualité de l’eau et des analyses de traces de métaux et de composés organiques dans des échantillons marins.

Le laboratoire sur l’environnement terrestre, situé à Seibersdorf en Autriche, soutient les laboratoires des Etats membres pour améliorer la qualité des données de leurs mesures analytiques. De surcroit, il coordonne un réseau international de laboratoires d’analyses pour la mesure de la radioactivité dans l’environnement (réseau ALMERA). Ce réseau rassemble plus 80 laboratoires de 65 pays capables de fournir à l’Agence un appui radio-analytique pour l’évaluation radiologique dans les régions touchées par des émissions accidentelles ou intentionnelles de substances radioactives.

Le laboratoire de radio-écologie consacre ses études à divers contaminants dans les fruits de mer et sur l’utilisation de radio-traceurs pour caractériser leur bio-cinétique dans les tissus comestibles et la bio-accessibilité des contaminants à l’homme. La radio-écologie est la branche de l’écologie qui étudie les interactions entre les substances radioactives de l’environnement terrestre et marin. En outre, ce laboratoire est également impliqué dans des études à long terme du cycle du carbone dans les océans.

Le laboratoire de radiométrie est un centre dédié aux études des océans via l’emploi de radionucléides en tant que traceurs environnementaux. Les radionucléides naturels et artificiels sont utilisés pour quantifier la circulation océanique, le transport de polluants dans les écosystèmes côtiers, la sédimentation et les eaux souterraines sous-marines.

Des techniques nucléaires pour répondre aux préoccupations environnementales

L’AIEA promeut le recours aux techniques isotopiques pour comprendre l’origine, le volume et le comportement des ressources en eau, et pour appuyer l’élaboration et la mise en œuvre de plans nationaux et internationaux dédiés à la gestion durable de ces ressources. L’Agence encourage les Etats membres à utiliser des techniques nucléaires pour les aider à évaluer la viabilité à long terme de leurs aquifères souterrains. Ces techniques fournissent des indices importants sur l’origine de ces aquifères souterrains, leur âge, leur taux de renouvellement ainsi que sur les risques d’intrusion d’eau salée ou de contamination.

  • Bangladesh - Évaluer la salubrité des pompes des villages : 59 des 64 districts du Bangladesh sont concernés par une contamination à l’arsenic de leurs eaux souterraines, mettant ainsi en danger des millions de personnes et entraînant de ce fait des problèmes de santé chroniques. Les techniques d’hydrologie isotopique sont un moyen rapide et relativement rentable de déterminer comment l’arsenic chemine à travers les nappes souterraines, de caractériser les aquifères les plus profonds, de s’assurer de leur salubrité en tant que sources parallèles d’eau potable, et d’atténuer l’impact de la contamination des eaux par l’arsenic.

L’Agence aide les Etats membres à établir ou à améliorer des laboratoires d’analyses capables de mesurer la radioactivité dans l’environnement et les polluants dans l’air, les sols et les océans, et appuie leur capacité de gestion et de protection des ressources marines.

  • Des faisceaux d’électrons pour réduire les émissions à la source : La dépendance de l’industrie à l’égard des combustibles fossiles contribue pour beaucoup à la pollution atmosphérique et au changement climatique. Des projets de démonstration développés par l’AIEA et exécutés au Brésil, en Chine et en Europe orientale montrent qu’un procédé d’épuration à sec par faisceaux d’électrons permet d’éliminer 95 % des polluants des gaz de combustion des chaudières à charbon. Ce procédé crée aussi un sous-produit qui peut être utilisé comme engrais. L’Arabie saoudite étudie actuellement la possibilité de l’appliquer aux chaudières à mazout.

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Dernière modification : 26/02/2015

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