Outils de planification et de gestion de la connaissance

Planification énergétique

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) aide les pays en développement et les économies en transition à construire leur planification énergétique suivant les trois piliers du développement durable : l’économie, l’environnement et le secteur social. L’AIEA élabore et transfère aux Etats membres qui la sollicitent des modèles de planification fondés sur les données les plus récentes (concernant les technologies, les ressources et l’économie) et adaptés aux particularités de ces Etats.

Par ailleurs, l’AIEA aide à mettre en place des compétences nationales en matière de planification énergétique via une formation et une assistance dans l’application des outils d’analyse. Elle forme des experts et participe à des analyses d’options nationales ainsi qu’à l’interprétation des résultats de ces auto-évaluations nationales. Via sa Section de planification et d’études économiques (Planning and Economic Studies Section, PESS) du Département de l’énergie nucléaire, elle propose plusieurs modèles de planification énergétique :

  • MAED (Model for Analysis of Energy Demand) évalue les demandes futures d’énergie sur la base de scénarios à moyen ou long termes de développements socio-économique, technologique et démographique ;
  • WASP (Wien Automatic System Planning Package), un modèle de planification de puissance énergétique utilisé dans plus de 100 pays en voie de développement, détermine le plan optimal de croissance énergétique, en tenant compte de contraintes extérieures du marché, telles que la limitation des ressources fossiles disponibles, la restriction d’émission de CO2, etc ;
  • ENPEP (Energy and Power Evaluation Program), aujourd’hui utilisé dans une soixantaine de pays pour évaluer et consolider les stratégies de développement des systèmes énergétiques nationaux. Il peut faire appel aux modèles MAED et WASP comme sous modules de calculs ;
  • FINPLAN (Financial Analysis of Electric Sector Expansion Plan) aide à évaluer la viabilité financière des plans et des projets. Il tient compte de diverses sources de financement et calcule des projections de mouvements de fonds, des bilans et d’autres indicateurs financiers ;
  • MESSAGE (Model for Energy Supply System Alternatives and their General Environmental Impacts) détermine la stratégie optimale d’offre d’énergie pour des contraintes définies par l’utilisateur. C’est un modèle très souple qui peut également servir à analyser les marchés d’énergie/électricité ainsi que les questions ayant trait aux changements climatiques ;
  • SIMPACTS (Simplified Approach for Estimating Impacts of Electricity Generation) est une approche simplifiée pour l’estimation de l’impact environnemental et des coûts externes de différentes chaînes de production d’électricité.

Gestion de la connaissance nucléaire

En 2002 et 2003, la Conférence Générale de l’AIEA a souligné la nécessité de gérer la connaissance nucléaire et, depuis 2003, l’AIEA a intensifié ses actions dans ce domaine. La Section de gestion de la connaissance nucléaire (NKMS - Nuclear Knowledge Management Section) ainsi que l’INIS (International Nuclear Information System) :

  • Aident les Etats membres de l’AIEA à renforcer leurs connaissances et leurs compétences nucléaires notamment au travers de modules d’e-learning, tels que la Cyber Learning Platform for Nuclear Education and Training (CLP4NET), ou l’IAEA Collection of PC-Based Simulators for Education ;
  • Fournissent un service de gestion des connaissances de qualité à l’ensemble des Etats membres (Electronic Catalogue on Training Services in the Nuclear Field (ENTRAC) ;
  • Développent une culture de partage du savoir entre les Etats membres de l’AIEA notamment au travers des réseaux régionaux et interrégionaux, comme le réseau asiatique ANENT, le réseau africain AFRA-NEST ou le réseau latino-américain LANENT.

L’AIEA a également pris conscience de l’importance de structurer les systèmes éducatifs pour qu’ils puissent répondre aux nouvelles problématiques. En effet, la mise en place d’un système cohérent et complet de formations reste un point délicat, car peu de pays arrivent à lier formation et enseignements (il ne suffit pas de dispenser un certain nombre de formations pour construire la masse critique nécessaire à la mise en place d’un programme électronucléaire).

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Dernière modification : 04/08/2015

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