Lutte contre la drogue en France

Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA)

Les moyens de la France dans le domaine de la lutte contre la drogue sont coordonnés par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA). Cette mission, directement placée sous l’autorité du Premier Ministre, a plusieurs objectifs :

  1. Coordonner et définir en lien avec les ministères concernés la politique de lutte contre la toxicomanie au plan national. A ce titre, la MILDECA a élaboré le plan gouvernemental de lutte contre les drogues les conduites addictives 2013-2017 ;
  2. Participer à l’élaboration de la position française dans les instances internationales ;
  3. Appuyer grâce à sa dotation autonome les actions menées par les différents ministères et mener des opérations propres dans des domaines transversaux, tels que soutenir l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT - le représentant français du réseau européen REITOX) et le service national d’aide téléphonique Drogue Info-Services, ou bien encore participer à la dotation du Centre de formation anti-drogue en Martinique.

La MILDECA est une structure légère composée de fonctionnaires mis à disposition par les administrations concernées par la politique de lutte contre la toxicomanie au plan national.

Autres administrations

  • Le Ministère des Affaires étrangères, qui coordonne en lien avec la MILDECA la coopération internationale dans le domaine de la lutte contre la drogue, notamment dans les enceintes multilatérales. Au sein du ministère, la Direction Générale de la Coopération internationale au Développement (DGCID) gère de nombreux projets de coopération bilatérale en matière de lutte contre la drogue et la toxicomanie.
  • Le Ministère de la Justice, qui est un acteur important de l’action internationale de la France, notamment grâce à son réseau de magistrats de liaison. Au-delà du traitement opérationnel de l’entraide répressive (facilitation de l’exécution des commissions rogatoires, échanges d’information), les magistrats sont des observateurs privilégiés de l’évolution des préoccupations des politiques pénales sur la drogue dans les pays d’accueil.
  • Le Ministère de l’Intérieur, qui est au centre du dispositif national de lutte anti-drogue. En son sein, l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) est chargé de la coordination de l’ensemble des administrations françaises participant à la lutte contre le trafic de stupéfiants (police, gendarmerie, douane). Il centralise également les renseignements des organes étrangers de coopération institutionnelle (Europol, Interpol) et dispose d’officiers de liaison dans de nombreux pays.
  • La Direction générale des douanes (DGDDI), qui assure une part importante des saisies de stupéfiants.
  • L’Organisme chargé du traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins (TRACFIN), qui reçoit et traite les déclarations de soupçons d’infractions relatives au blanchiment émanant des intermédiaires financiers.
  • La Mission nationale de contrôle des précurseurs chimiques (MNCPC), qui associe des fonctionnaires de police, des douanes et de l’industrie pour le suivi et la mise en œuvre de la réglementation sur les précurseurs telle qu’elle résulte des textes communautaires et internationaux.
  • La Marine nationale, qui intervient dans la saisie des stupéfiants à la fois dans les eaux nationales françaises et dans les eaux internationales (en vertu de l’article 17 de la Convention de Vienne du 19 décembre 1988). Ces principaux champs d’action sont la zone Antilles-Guyane (compte tenu du trafic de stupéfiants dans l’arc Caraïbe), le large des côtes ouest-africaines et la mer Méditerranée.

Ces diverses administrations œuvrent ensemble au sein du Centre interministériel de formation antidrogue (CIFAD) basé à Fort-de-France (Martinique). Ce centre a pour mission d’organiser dans la zone des Caraïbes et en Amérique Latine des formations et des séminaires spécialisés en matière de lutte contre les stupéfiants, tant dans la réduction de l’offre que de la demande.

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Dernière modification : 26/02/2015

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