Coopération technique

La coopération technique contribue à faciliter le recours aux technologies nucléaires au service du développement économique et social durable des Etats membres par la mise en place de formations et de projets de coopérations nationaux et régionaux.

Coopération technique de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)

Depuis 1957, l’AIEA a pour mandat d’accélérer et d’accroître la contribution de l’énergie atomique à la paix, la santé et la prospérité dans le monde entier. Dès les premiers jours de l’Agence, l’assistance technique, qui fut ensuite appelée coopération technique, en a été l’un des programmes majeurs. Le programme de coopération technique a pour objectif principal d’aider les Etats membres à mettre en place des ressources humaines et créer des institutions et infrastructures qui permettent d’introduire et d’élargir le rôle de la technologie nucléaire de manière sûre et efficace.

L’AIEA axe sa coopération sur le développement socio-économique durable, s’aidant des compétences acquises et des infrastructures construites par les Etats membres durant les 50 dernières années. Les Etats membres sont des partenaires à part entière dans ce programme, guidant l’Agence dans le choix des activités de coopération technique, instaurant des priorités nationales et régionales et proposant des offres de formation et du support technique à l’Agence et aux autres Etats membres. Des accords régionaux facilitent et soutiennent la coopération technique avec les pays en développement. Les centres régionaux d’expertise jouent un rôle déterminant pour le partage des connaissances liées à la technologie nucléaire et à ses applications pacifiques au sein des Etats membres.

Pour le cycle 2012-2013, les financements de la majorité des Etats membres portent sur l’aide au développement et, en particulier, sur la sûreté et la sécurité (26%), la santé humaine et la nutrition (22%) et l’alimentation et l’agriculture (20%). Si tous les Etats membres de l’agence peuvent, en théorie, bénéficier de la coopération technique, les projets et financements au profit des pays en développement (y compris les pays les moins avancés) sont considérés comme de l’aide au développement, notamment en regard des critères établis par le comité de l’aide au développement (CAD) de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Le département de coopération technique regroupe cinq divisions :

  • La division de support aux programmes et coordination qui regroupe la section stratégie et partenariats ;
  • La division Afrique ;
  • La division Asie et Pacifique ;
  • La division Amérique latine ;
  • La division Europe.

Les projets peuvent être nationaux, régionaux et interrégionaux. Les premiers projets étaient relativement modestes et d’une durée n’excédant pas douze mois. Aujourd’hui les projets ont tendance à durer plusieurs années. Ce constat porte tout particulièrement sur les projets régionaux.

Contributions françaises

Entre 2005 et 2012, la France a contribué à 18 projets de coopération technique et entend poursuivre son soutien en 2014 en concourant au financement de nouveaux projets.

La France a ainsi participé au financement de dix projets en Afrique visant à renforcer les ressources nécessaires au développement d’un programme nucléaire, à la gestion les déchets, à la consolidation des ressources uranifères, au développement des techniques de médecine nucléaire pour le diagnostic et le traitement du cancer et des maladies coronariennes, et au développement de techniques nucléaires non énergétiques comme l’amélioration de la production des récoltes à l’aide de techniques d’irrigation.

Elle a également apporté sa contribution à cinq projets en Amérique Latine axés principalement sur le développement des techniques nucléaires dans le cadre de la gestion des problèmes des zones côtières dans la région des Caraïbes grâce au développement de techniques d’évaluation radioécotoxicologique sur les produits de la pêche.

La France participe à un projet en Tunisie portant sur l’étude de faisabilité de la mise en place d’un programme électronucléaire et à deux projets au Vietnam visant à renforcer les installations nationales de réglementation et de contrôle des sources radioactives.

Dans le cadre de son soutien au programme de coopération technique de l’AIEA, la France reçoit chaque année en formation ou dans le cadre de voyages d’étude dans des organismes liés au nucléaire (services de médecine nucléaire, instituts de recherche, industriels, etc.) des stagiaires titulaires d’une bourse de l’Agence. La Direction des relations internationales du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) est le point de contact de l’AIEA pour l’accueil en France de boursiers AIEA en stage ou pour des voyages d’étude de courte durée. Elle est en charge, en liaison avec l’AIEA, de l’organisation matérielle et scientifique de ces formations. En 2012, la France a accueilli 47 stagiaires de 18 nationalités. Cette même année, la France a également accueilli 34 stagiaires de 16 nationalités dans le cadre de voyages d’étude.

Contribution de la France au financement de la lutte contre le Cancer en Amérique Centrale

La France a versé une contribution de 15000 euros à un projet régional de coopération technique qui vise, depuis 2009, au développement d’un plan régional pour la prévention du cancer et la prise en charge intégrale du cancer en Amérique Centrale et en République Dominicaine. Les principaux bénéficiaires de ce projet sont Belize, le Costa Rica, la République Dominicaine, Le Salvador, le Guatemala, le Honduras, le Nicaragua et Panama.

En contribuant à ce projet, la France apporte son soutient aux efforts des Etats d’Amérique Centrale et la République Dominicaine pour améliorer leurs accès à la radiothérapie et la médecine nucléaire. Ce programme vise également à faire progresser la qualité de la formation des professionnels de la radiothérapie et de l’imagerie, à développer une véritable culture d’assurance qualité dans ces domaines et à sensibiliser le public régional au rôle incontournable de la médecine nucléaire dans les programmes de lutte contre le cancer.

Dans le cadre de ce projet de coopération technique de l’Agence, six stages de formation d’une durée de deux à cinq jours ont d’ores et déjà été organisés au Salvador, en République Dominicaine, à Panama, au Honduras, au Nicaragua et au Costa Rica et ont rassemblé plus de 120 participants originaires d’Amérique centrale et des Caraïbes. |

Contribution de la France au financement du renforcement de la sécurité alimentaire en Afrique

La France a versé une contribution d’environ 30000 euros à un projet régional de coopération technique dont les objectifs sont, d’une part, d’accroitre la productivité des cultures à forte valeur ajoutée et, d’autre part, de générer des revenus en utilisant les technologies d’irrigation à petite échelle. Ce projet, débuté en 2009, concerne dix-sept pays d’Afrique : Algérie, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Ethiopie, Ghana, Kenya, Lybie, Mali, Mauritanie, Maroc, Niger, Nigeria, Soudan et Ouganda.

Au travers de ce projet les agriculteurs de ces pays sont aidés à améliorer leurs moyens de subsistance en développant des techniques d’irrigation durable, économique et rentable.
Ce projet de coopération technique de l’AIEA a permis l’organisation de six stages de formation au Benin, en Ouganda, au Mali, en Mauritanie, en Tanzanie et en Ethiopie. Ces stages ont rassemblé quelque 90 participants de différentes nationalités africaines. |

Contribution de la France à un projet interrégional de développement d’infrastructure nucléaire au Vietnam

En 2009, la France a versé une contribution d’environ 30000 euros à un projet interrégional de coopération technique visant à planifier et développer la construction et l’exploitation de la première centrale nucléaire au Vietnam.

Dans le cadre ce projet, l’AIEA a organisé une vingtaine de missions d’experts de différentes nationalités (Irakiens, Japonais, Britanniques, Français, Canadiens, etc.) et une trentaine de scientifiques vietnamiens ont été reçus et formés dans des structures scientifiques en France, en Russie ou encore au Japon.

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Dernière modification : 29/10/2014

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