La France et la conférence d’examen du TNP (New York, 27 avril - 22 mai 2015)

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S.E. Mme l’Ambassadrice Marion PARADAS intervenant au nom de la France lors de la Grande Commission II le 5 mai 2015 à New York (D.R.)

Comme tous les cinq ans, la Conférence d’examen du TNP de 2015 offre l’occasion à la communauté internationale de faire le point sur les trois piliers de cet instrument essentiel que constitue le Traité de non-prolifération des armes nucléaires : désarmement nucléaire, non-prolifération des armes nucléaires et utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire. La France, qui a placé sa participation sous le slogan « De l’engagement aux actes », a envoyé à cette conférence une importante délégation composée notamment de représentants du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international, du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, ainsi que de nos représentations permanentes auprès de l’ONU, de l’AIEA et de la Conférence du Désarmement. Cette participation reflète l’engagement et les responsabilités de la France, l’un des cinq Etats reconnus par le TNP comme pouvant disposer de l’arme nucléaire.

En matière de désarmement, la France a déjà conduit une action tangible et continue : réduction de moitié de son arsenal nucléaire total depuis la guerre froide, division par deux du budget de sa dissuasion nucléaire en vingt ans, démantèlement de tous ses sites d’essais nucléaires et de production de matière fissile.
En février 2015 le Président de la République a fait de l’entrée en vigueur du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires sa priorité en matière de désarmement.
Enfin la France a déposé le 9 avril 2015 à Genève un projet de traité interdisant la production de matières fissiles pour des armes nucléaires, étape suivante dans une évolution concrète et globale vers le désarmement nucléaire.

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« Désarmement nucléaire : l’action de la France en chiffres »

S’agissant de la lutte contre la prolifération des armes nucléaires, la France a appelé au renforcement des moyens de prévention et de contrôle. Elle a également souligné sa vigilance à l’égard des crises de prolifération et des réponses qui leur sont apportées. A ce titre, la France a appelé l’Iran à coopérer pleinement avec l’AIEA pour la résolution des questions en suspens relatives à la possible dimension militaire de son programme nucléaire.

En marge de la Conférence d’Examen du Traité de Non Prolifération de 2015, la France a présenté son initiative sur le renforcement des capacités (Capacity Building Initiative ou CBI) lors d’un événement parallèle qui s’est tenu, le jeudi 7 mai, au Siège des Nations unies à New York.
Cet événement était animé par le Directeur des Relations Internationales du CEA, Monsieur Frédéric Journès et l’ambassadeur Istrate de Roumanie. Cette initiative peut bénéficier à tous les Etats parties et à l’AIEA, notamment en permettant d’avoir une vision exhaustive des offres de formation dans le domaine nucléaire. M. Journès a ensuite présenté les objectifs et l’organisation de la CBI ; Mme Navon Gross a expliqué comment les pays accédant au nucléaire pouvaient bénéficier du soutien de la France au travers de l’I2EN et M. Billot (CEA) a détaillé les possibilités de coopération liées à la candidature du RJH pour être désigné « ICERR » par l’AIEA.
Cette initiative française a fait également l’objet du dépôt d’un document de travail auprès du Secrétariat de la Conférence d’Examen, conjointement par la France et la Roumanie.
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Les orateurs sur le thème de la CBI réunis le 7 mai à New York : M. JOURNÈS, Directeur des Relations Internationales du CEA, présentant la CBI. À sa gauche, S. E. M. ISTRATE, Ambassadeur de Roumanie ; à sa droite, Mme NAVON GROSS de l’I2EN et M. BILLOT du CEA (Photo D.R.) ».

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Dernière modification : 16/06/2015

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